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Osons parler d’un vieux tabou qui divise les employés depuis la création de l’Entreprise (avec un grand E) : la grosse commission aux toilettes de sa boîte. Si, pour certains, déféquer sur son lieu de travail est tout à fait normal, pour d’autres, il s’agit d’un acte privé que l’on ne mélange pas avec la vie professionnelle. Alors, est-ce bien normal de couler un bronze en entreprise ? Les personnes qui osent sont-elles forcément dégueu ou brillent-elles par leur acceptation des lois du corps humain ? Deux écoles, plusieurs personnalités : les psychologues de Bad Marketers vous en disent plus.

 

Vous faites caca et vous l’assumez : vous êtes la fierté de notre pays

Nul ne doute que des génies comme Steve Jobs et Bill Gates étaient de ceux qui caguaient dans leur société. Non seulement vous le faites aussi mais vous l’assumez. Mieux encore, vous aimez le faire savoir.

Que vous soyez du matin ou de l’après-midi, lorsque le moment est venu de vous rendre aux toilettes, vous aimez en faire profiter tout l’open-space en scandant : « J’y vais ». Le monde autour de vous retient son souffle.

D’un raccourci clavier, vous mettez votre PC en veille et vous levez de votre chaise de bureau. Vous quittez l’open-space d’un pas assuré en balayant du regard les autres salariés, tantôt jaloux par votre charisme, tantôt fiers d’être votre collègue. Dans le couloir, tout le monde s’écarte pour laisser passer l’homme à qui rien ne fait peur. Mains tendues, messages d’encouragement, larmes d’émotion, tout le monde vous acclame. Vous marchez comme Emmanuel Macron devant le Louvre jusqu’à l’endroit où vous vous retrouvez face à vous-même.

Sans retenue, vous accomplissez votre devoir sans jamais tenter de camoufler le son, parfois même en poussant des cris de guerrier. Une fois terminé, vous quittez les toilettes sans désodorisant ni savon, car vous n’aimez pas quand la pacotille industrielle obstrue les parfums de la nature. Tel un héros, vous avez laissé une trace dans la cuvette comme Zorro cisaille un « Z » sur son passage.

Sur « I believe I can fly », vous retournez à votre bureau le visage encore rouge et la veine du front toujours tendue.

Que dire de vous ? Et bien, vous faites partie des personnes qui croquent la vie à pleines dents. Vous « foncez dans le tas » sans jamais avoir peur du regard des autres. Vous êtes exemplaires par votre persévérance, ce qui explique pourquoi votre patron vous aime tant. D’aucuns diront que vous êtes un gros porc…  et bien laissez-les dire. Vous aimez puer du uc’ et les autres en sont jaloux.

Note de la rédaction : Bravo.

 

Vous faites caca et vous ne l’assumez pas : vous êtes un salarié moyen

Vous avez mis au point votre stratégie. Vous savez quelle heure est optimale pour ne pas vous faire griller, quelles toilettes sont à privilégier (celles à l’autre bout de l’entreprise), quelles techniques employer pour camoufler le son (un coussin de papier toilettes pour amortir), etc. Pour éviter tout indice suspect, vous limez le siphon avec la brosse. Et tant pis pour l’environnement, vous tirez plusieurs fois la chasse d’eau et liquidez tout le tube de désodorisant. Aux chiottes l’écologie ! (Merci à Tex pour sa contribution à l’article). Et si, par malheur, vous croisez un collègue en sortant des cabinets, vous faites tout pour ne pas croiser son regard et courrez le plus vite possible une fois hors de sa vue.

Alors, que penser des gens qui font popo en entreprise mais qui font tout pour que personne ne le sache ? Si vous en faites partie, vous êtes un salarié moyen.

La chose que l’on peut vous reprocher, c’est d’être dépendant du regard des autres. Vous n’irez jamais loin dans votre vie si vous craignez le jugement et les critiques d’autrui. Oui, vous faites votre travail mais votre patron vous reproche de ne pas vous mouiller dans les discussions et de ne jamais apporter votre pierre à l’édifice. Mais bon, vous restez dans l’entreprise parce que vous n’êtes pas chiant. Tant mieux pour vous. Par contre, ne vous plaignez pas si votre salaire ne dépasse pas 1 500 euros nets.

Note de la rédaction : montrez-nous ce que vous avez dans le ventre.

 

Vous refusez de faire caca en entreprise (alors que vous en avez envie) : vous fuyez la vie.

Ca y’est, les 800 grammes de lasagnes que vous avez ingurgitées comme un gros porc veulent sortir par l’autre porte. Vous culpabilisez et commencez un long combat contre vous-même. Transpiration, rougissement, larmes aux yeux, jambes croisées… tous les signaux montrent que vous avez le Boeing en bout de piste. Votre concentration est maximale car vous savez que le moindre mouvement un peu brusque peut se transformer en descente d’organes. Et bien, malgré ça, vous refusez catégoriquement d’aller vous soulager.

Pourquoi agissez-vous comme ça ? Car vous vous soumettez au regard des autres. Trop pudique, vous ne voulez pas que les autres vous voient comme vous êtes. Vous portez un masque et mentez à vous-même. Vous préférez exploser qu’assumer. Votre vie est faite d’échecs et de regrets. Vous réfléchissez trop, ne saisissez pas les opportunités, manquez d’orgueil et de courage. Bref, vous êtes une petite tantine. Ne soyez pas surpris si une enveloppe vous attend sur le bureau de la RH.

Note de la rédaction : chie-toi dessus, tu l’auras mérité.

 

Nous espérons que vous en savez plus sur votre personnalité grâce à notre article. Pour conclure sur cette étude psychosociale, un petit mot concernant les femmes qui défèquent en entreprise. Selon une enquête*, 7 femmes sur 10 indiquent faire caca en entreprise et 81% d’entre elles l’assument. A défaut d’avoir des salaires égaux à ceux des hommes, vous êtes de sacrées fonceuses, mesdames. Et pour cela, on vous respecte. 

*Cette enquête n’a jamais été réalisée